« La prison de Bronzefield | Page d'accueil | Pour votre info: »

16.08.2007

EN DEFENSE DE LA GRATUITE DE L'ENSEIGNEMENT DES ENFANTS DES FRANCAIS DE L'ETRANGER

Pour votre information :

La polémique de la gratuite de l’enseignement des Français de l’etranger reprend de plus belle, John Russell Représentant du Fonds d'Aide Internationale au Développement à Genève s’est insurge fortement contre certain conseillers AFE qui selon lui s’érigent  « en défenseurs des contribuables français, plus particulièrement concernant la gratuité de l'école française à l'étranger et son coût pour la France ». Selon lui c'est voir le Monde par le petit bout de la lorgnette et faire fi de la Constitution française de 1958 et plus particulièrement de son article 1 qui stipule, entre autre, que « la France assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ».

 
Voile ce qu’il dit pour la défense des Français de l’étranger et je l’approuve mais j’insiste sur le fait que mes opinions n’engagent que moi et personne d’autre de ma liste car nous avons tous des opinions politiques différentes.
 

« Mais qui sont et que représentent donc ces maudits français qui ont quitté l'hexagone ?

-     Ces français sont assez souvent des expatriés
sous contrats avec des sociétés françaises pour lesquelles ils promeuvent et vendent des produits français. Ces sont parfois de grands groupes ; mais également des PME/PMI, amenés à installer des collaborateurs à l'étranger ; collaborateurs très souvent polyglottes, dynamiques et formés à l'export. Souvent, ces gens bénéficient de contrats leur assurant quelques avantages qui n'en sont point si on considère qu'ils laissent leurs racines et une grande partie de leur famille en France : couverture sociale, assurances diverses et études des enfants prises en charge par les employeurs.

-                    Mais aussi les Français « impatriés » sans parachute ou autre ange gardien et (ils sont très nombreux) sont des gens volontaires (sans aide ou sécurité arrière) qui se sont installés à l'étranger et y ont fait leur trou.  A l'étranger, ils font connaître la langue française, le savoir-faire français, les produits français, les techniques françaises, etc. 

-   Très souvent, la vie de ces gens n'est pas des plus facile et il faut un certain courage pour vivre et prospérer dans des environnements que la plupart des hexagonaux considèrent comme « exotiques ». 

-                   Quant aux revenus, souvent des plus modestes, ils sont en monnaies locales (c'est-à-dire pas grand-chose en Euros) et ne bénéficient d'aucun droit local, d'aucun soutien de la France (à l'encontre des immigrés légaux ou illégaux en France) et pour conjurer le sort en cas de coup dur (maladie, hospitalisation) paient la Couverture sociale française (CFE). Pour séjourner dans ces pays, ils paient, eux-mêmes, des visas (très chers dans certains pays où, au contraire de ce que la loi locale assure, on ne délivre point de carte de résidence aux étrangers). Quant aux allocations sociales françaises et autres aides diverses et variées : RMI, Aide à l'insertion, etc.: que nenni ! Par contre, s'ils perçoivent une petite retraite française, on leur en déduit la CSG !  Et passons sur les conditions de sécurité environnementales diurnes et nocturnes.
 

Or ce sont ces gens qui aident à faire connaître la France et ses produits. C'est ainsi qu'on vend des avions Mirages, ATR, Airbus (qui pèsent si fort sur le bon plateau de la balance économique française) des trains (TGV ou non), des satellites (Alcatel, Matra), des systèmes électroniques (Alcatel, Thalès), des biens d'équipements industriels, des technologies pétrolières et gazières qui assurent si bien les approvisionnements réguliers à l'hexagone, des automobiles, des équipements de production et autres technologies alimentaires, et bien d'autres produits qui vont des couverts de table à la construction navale (ne construit-on point les plus beaux et grands paquebots à Saint-Nazaire et des navires de défense et autres sous-marins si prisés de par le monde ?).

 Nombre de français, bien que Non Résidents, compte-tenu des conventions fiscales inter-états, paient des impôts en France :
-          sur leurs biens situés en France,
-          sur la part de leurs revenus payés en France.
Quant aux autres aux modestes revenus locaux, ils suivent les règles des pays d'accueil.

Tous ces français de l'étrangers, au milieu des foules anglo-saxonnes, hispaniques et autres asiatiques, défendent des positions essentielles pour la France et il va de soi que leurs enfants, s'ils sont élevés au sein des mêmes valeurs, feront de même en étant « fier de leur pays ».

Or que se passe-t-il ?

La France, si généreuse envers bien des pays puisqu'elle assure pour bonne part des budgets de pays africains et autres.
La France qui subventionne à tours de bras (voir la loi Oudin, entre autres aides régionales.).
La France si généreuse envers des pays qui n'ont point de respect envers ses ressortissants.
La France qui aime tant à défendre les Droits de l'homme.
La France ne respecte point le « PREMIER ARTICLE DE SA CONSTITUTION ».

Et tout ça avec pour résultat que bien des français impatriés, par manque de moyens pour payer les études de leurs enfants dans des écoles françaises, les placent dans des écoles locales aux programmes « locaux » parfois plus ou moins en langue anglaise.

Quant au système de bourses attribuées sur présentation de dossiers, il ne peut être viable puisque basé sur des critères hexagonaux trop souvent à mille lieux des pays d'accueil qui font que bien des impatriés ne les soumettent point !

Nos enfants formés en langue française dans écoles françaises seront ceux qui aideront la France à se placer au sein de la mondialisation. Et ils auront beaucoup à faire.

Les former gratuitement : n'est-ce point un investissement « productif » ?

Comme je vous disais je suis entierement d'accord avec ce point de vue et je n’aurai pas pu mieux m’exprimer

Marie-Claire

 



Ecrire un commentaire